Lisabuzz.com parle de Ckkv lecture : Honnêtement, je visite des blogs chaque jours de l année, par dizaine, mais là... C est que du bonheur... Ckkv lecture, c est de le balle, comme dirait mon pote Yoyo88. CKAN est et demeurera mon chouchou de la blogosphère, car Ckkv lecture, sans se la raconter, impressionne et innove à chaque post. Ckkv lecture est la Ferrari du Web.


Je trouve que c'est bien difficile de vous faire un résumé des lectures tellement il vaut mieux lire le livre, tellement l'auteur écrit mieux que moi... Donc parfois, juste un petit truc et un renvoi au résumé ou à des critiques mieux faites et avec lesquelles je suis d'accord bien entendu.

mercredi 6 octobre 2010

0 Qu'ai-je donc fait - Jean d'Ormesson

Dans ma bibliothèque depuis bientôt deux ans. Je le réservais pour plus tard. Finalement je me suis décidé à l'ouvrir.
Pourquoi ne pas l'avoir lu plus tôt ? Je l'ignore, j'imaginais un ouvrage très intellectuel, très culturel, qui marquerait.
Je suis déçue. Pas de l'avoir entrepris, mais du contenu.
Au premier abord je m'interroge ! Quoi, un de l'Académie Française qui écrit ainsi, et ce genre de truc ! il y en a bien d'autres qui mériteraient d'en être alors.
Une interrogation sur la vie, son sens, d'où viens-je et où vais-je, dans quel état j'erre ! Thème répétitif chez lui puisque celui aussi de son dernier ouvrage qui vient de sortir, dont j'ignore le titre. Cela aurait pu être...
Je trouve l'écriture facile. Puis intéressante. Jean d'Ormesson balaye large, et nous transmet un savoir encyclopédique. Ca devient rébarbatif toutes ces citations, tout en étant quand même bon à prendre malgré tout.
Jean d'O parle beaucoup de Lui. Moi. Il le dit. C'est un cabot ?
C'est un catalogue, un "digest", indigeste ? Pourtant en le lisant je vois ces yeux bleus qui pétillent et son sourire coquin. Je lui prête la voix de Lucchini, c'est Lucchini que j'entend, qui récite, qui se moque.
Je repose le bouquin à la 100ème page, il y en a 350. Je ne sais pas si je le terminerais.

Un autre avis, , et aussi un autre,

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mardi 7 septembre 2010

3 Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants

Ce petit ouvrage fut acquis avant de savoir qu'il serait sélectionné pour le Goncourt 2010, tant son titre et le résumé que j'en avais lu m'avaient accrochée.

Je viens donc de l'achever. Le Goncourt ? sans doute que non.

Je dirais que c'est un poème en prose qui nous narre une petite période du labeur de Michelangelo, chargé par le sultan de réaliser un pont sur la Corne d'Or qui se jette dans le Bosphore, travail d'abord confié à Léonard de Vinci.
Michel Ange à vingt neuf ans à cette période, en 1506. En froid avec le pape Jules II, il laisse tomber le projet d'édification de son tombeau qu'il reprendra plus tard et répond à la demande du Sultan Bayazid, (Bajazet pour nous). Il mourra soixante ans plus tard à l'âge de quatre vingt neuf ans.
Couvert de dettes, laid, sale et sans le sous, Michel Ange n'arrive pas à trouver le déclic pour la réalisation de cet édifice ! C'est une rencontre qui provoquera la création. Une rencontre très sensuelle.
Ce pont ne verra hélas jamais le jour. Un autre sera édifié s'inspirant des plans de Léonard de Vinci.
Mathias Enard nous fait parcourir avec son Michelangelo, les tripots de la Corne d'Or, nous la traversons avec lui et y sommes enfermés pour de mystérieuses et voluptueuses agapes avec Mesihi, Manuel, Arslan et ce mystérieux danseur

Ton ivresse m'est si douce qu'elle me grise. Tu souffles doucement. Tu es en vie. J'aimerais passer de ton côté du monde, voir dans tes songes. Rêves-tu d'un amour blanc, fragile, là-bas, si loin ? D'une enfance, d'un palais perdu ? Je sais que je n'y ai pas ma place. Qu'aucun de nous n'y aura sa place. Tu es fermé comme un coquillage. Il te serait pourtant facile de t'ouvrir, une fente minuscule ou s'engouffrerait la vie. Je devine ton destin.. Tu resteras dans la lumière, on te célébrera, tu seras riche. Ton  nom immense comme une forteresse nous dissimulera dans son ombre. On oubliera ce que tu as vu ici. Ces instants disparaîtront. Toi-même tu oublieras ma voix, le corps que tu as désiré, tes tremblements, tes hésitations. Je voudrais tant que tu conserves quelque chose. Que tu emportes une partie de moi. Que se transmette mon pays lointain, non pas un vague souvenir, une image, mais l'énergie d'une étoile, sa vibration dans le noir. Une vérité. Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l'amour ; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s'accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété. Parle-leur de tout cela, et ils t'aimeront ; ils feront de toi l'égal d'un dieu. Mais toi tu sauras, puisque tu es ici tout contre moi, toi le Franc malodorant que le hasard a amené sous mes mains, tu sauras que tout cela n'est qu'un voile parfumé cachant l'éternelle douleur de la nuit. p.66-67

 Il est dit que son Moïse, garde l'empreinte dans sa réalisation, de ce séjour à Istanbul et que seraient cachés dans le plafond de la Chapelle Sixtine certains personnages rencontrés la bas.

Alors, à toi.


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samedi 3 juillet 2010

0 Les Années - Annie Ernaux

Il y avait longtemps ! La dernière fois c'est lorsque j'ai lu (relu ?) Simone il y a deux ans..... j'y ai retrouvé une ambiance que j'ai adorée.

Alors si tu as mon âge un peu moins que l'auteur, mais pas tant que ça... ou si tu es une jeune trentenaire comme la plupart des blogueuses, je te conseille d'aller faire un tour du côté de ce livre, c'est un peu comme une madeleine pour nous les "vieilles", qui étaient déjà grandes en 68....

Tu y feras une bonne révision des années 45 (rassures-toi, je n'étais pas encore née... quoi ! ce n'est donc pas moi, mais mon frère ou ma soeur..) à aujourd'hui ou presque.

Ce balayage des évènements est une bonne révision aussi bien des évènements politiques, de société, culturels de la dernière moitié du XXème siècle. Je te le recommande !

Et je m'en vais faire un tour du côté de chez Swann,
revoir mon premier amour, qui me donnait rendez-vous sous un chêne,
et se laissait embrasser dans le cou...
Je ne voudrais pas refaire le chemin à l'envers
Mais pourtant je paierais cher
Pour revivre un seul instant
Le temps du bonheur
A l'ombre des jeunes filles en fleur
Dave, philosophe des années 80

 Je ne vais pas être trop vache, je vais te dire ce que TU DOIS lire :


Annie Ernaux s'est lancée dans une entreprise proustienne : saisir le temps qui passe à travers une fascinante et mélancolique autobiographie à la troisième personne. Ce livre contient le destin de toute une génération : la voiture, la télévision, la pilule... Et celui, spécifique, des femmes de cette génération : la maternité, le désir de vieillesse...

...

Bon je vais le terminer reste quelques pages....








Allez, en r'voar !
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1 Le Bouc Emissaire - Daphné du Maurier

Océane a eu la bonne idée de nous faire relire Daphné du Maurier. Personnellement je la connaissais par les lectures assidues de ma belle-mère, Georgette qui en avait fait une de ses auteurs préférées avec Mazo de La Roche et Simone de beauvoir.
Pour moi :
Ce fut un véritable plaisir que la lecture de cet ouvrage. Un style parfait, fluide léger qui sait nous attacher ; une détente et un voyage au coeur de l'imposture.
Qui tire le plus de bénéfice d'une situation que je ne révèlerai pas car il vaut que vous lisiez ce livre?
Des vérités se révèlent, des non dits sortent de leur tanière. Certain(e)s la taise tout en l'ayant devinée, pour d'autres nous ne savons pas.
Cette ingérence du hasard est-il bénéfique pour nos deux héros ?
ON vend son âme et sa chemise pour se tirer d'une situation embarassante. ON prend des initiatives inconsidérées qui risquent de mettre en péril la fortune familiale. ON fera tant qu'à faire le bonheur de son frère. ON croit perdre les pédales mais on s'y retrouve.
Quel rôle aura joué la fillette pour évincer de façon radicale sa rivale dans le coeur de celui qu'elle pense être son père ?
Qui tire les ficelles, qui en tire des bénéfices : Jean ou John, John ou Jean, John/Jean ?
Chacun a sa part d'ombre et de lumière, chacun des J est peut être le révélateur de l'une et de l'autre....
Chacun sa route, chacun son chemin, chacun y retourne.
A lire !
Si tu es curieux(se) va faire un tour !

Dans ma PAL: Rebecca.... mais avant, beaucoup d'autres.... donc attend un peu !

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samedi 9 janvier 2010

0 Le lièvre de Patagonie par Claude Lanzmann



.."....Je venais de voir un lièvre patagon, animal magique, et la patagonie tout entière me transperçait soudain le coeur de la certitude de notre commune présence. Je ne suis ni blasé ni fatigué du monde, cent vies, je le sais, ne me lasseraient pas."
Les mémoires de Claude Lanzmann  ne laissent pas indifférents. J'ai lu beaucoup d'éloges sur ce livre. Oui, pas mal. Cependant l' intérêt doit être plus grand pour ceux qui cotoient l'homme.
Nous savons tous qu'il est l'initiateur de ce superbe film-témoignage qu'est Shoah, nous connaissons tous son engagement pour que se perpétue cette mémoire là et le remarquable travail qu'il s'est donné comme tâche à accomplir afin que personne n'oublie la question juive. "Mon film devait relever le défi ultime : remplacer les images inexisantes de la mort dans les chambres à gaz". Ce film fut pour lui une nécessité et lui valu un travail acharné pendant plusieurs années avec une course aux financements qui ne fut pas aisée, il réussi à obtenir ce qu'il désirait en ne cédant sur rien. Il s'agissait de faire surgir une vérité. L'objet et le sujet de ce film sont la mort, pas la survie. Dailleurs il fut longtemps et toujours obsédé par la mort. C'est sur ce thème que s'ouvre ce bouquin, son obsession pour la guillotine, la tête qui se fait trancher, et cette petite partie du corps qui se situe entre la nuque et les épaules, offertes au tranchant de l'engin. "J'étais obsédé, par les derniers moments des condamnés ou, e qui pour la plupart a été la même chose, par ls premiers moments de l'arrivée dans un camp de la mort.
Alors bien sûr il a bourlingué, il a vécu, il a vu, il a connu. Témoin et acteur de son siècle, sa vie fut très riche en rencontres. Tout jeune engagé avec les jeunesses communistes, dans le maquis, auprès de résistants, sa vie apparaît comme exemplaire. Il ne supporte pas la lacheté des autres, et a postériori se pose une question : était-il réellement conscient des risques pris ? S'il avait réalisé qu'il aurait pu payer de sa personne en sacrifiant sa vie pour en sauver d'autres, se serait-il engagé de la même façon ?
Plus tard ses amitiés avec les intellectuels rencontrés pendant ses études, kagne, hypokagne, nous rendraient presque jaloux. Sartre, Cau, Beauvoir et tout ce petit monde, joyeux qui écrit, voyage, publie, brasse des idées, les défend, oui c'est enviable.
L'éloge fait à sa soeur Evelyne Rey, comédienne, nous rend sensible en nous révélant le part obscure du philosophe Gilles Deleuze qui partagea un moment sa vie après Sartre.
Ce livre est un hymne à la vie composé par un homme de 84 ans.
A lire.

Présentation de l'éditeur
" Quand venait l'heure de nous coucher et de nous mettre en pyjama, notre père restait près de nous et nous apprenait à disposer nos vêtements dans l'ordre très exact du rhabillage. Il nous avertissait, nous savions que la cloche de la porte extérieure nous réveillerait en plein sommeil et que nous aurions à fuir, comme si la Gestapo surgissait. "Votre temps sera chronométré", disait-il, nous ne prîmes pas très longtemps la chose pour un jeu. C'était une cloche au timbre puissant et clair, actionnée par une chaîne. Et soudain, cet inoubliable carillon impérieux de l'aube, les allers-retours du battant de la cloche sur ses parois marquant sans équivoque qu'on ne sonnait pas dans l'attente polie d'une ouverture, niais pour annoncer une brutale effraction. Sursaut du réveil, l'un de nous secouait notre petite sieur lourdement endormie, nous nous vêtions dans le noir, à grande vitesse, avec des gestes de plus en plus mécanisés au fil des progrès de l'entraînement, dévalions les deux étages, sans un bruit et dans l'obscurité totale, ouvrions comme par magie la porte de la cour et foncions vers la lisière du jardin, écartions les branchages, les remettions en place après nous être glissés l'un derrière l'autre dans la protectrice anfractuosité, et attendions souffle perdu, hors d'haleine. Nous l'attendions, nous le guettions, il était lent ou rapide, cela dépendait, il faisait semblant de nous chercher et nous trouvait sans jamais faillir. A travers les branchages, nous apercevions ses bottes de SS et nous entendions sa voix angoissée de père juif : "Vous avez bougé, vous avez fait du bruit. - Non, Papa, c'est une branche qui a craqué. - Vous avez parlé, je vous ai entendus, ils vous auraient découverts." Cela continuait jusqu'à ce qu'il nous dise de sortir. Il ne jouait pas. Il jouait les SS et leurs chiens.

D'autres avis contradictoires qui me font bien plaisir à lire :
- Assez intéressant certes, mais quelle suffisance. Ce bouquin transpire tellement l'autosatisfaction et l'arrogance qu'il est difficile d'aller jusqu'au bout. C'est pour le moins surprenant et décevant lorsque l'on sait qu'il a été écrit par le réalisateur de "Shoah" Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire

- Dans ses « Mémoires », Claude Lanzman lève le voile sur une vie trépidante. Depuis sa jeunesse résistante, il fut, avec courage, avec audace, de toutes les batailles intellectuelles et humaines qui ont façonné la deuxième moitié XXème siècle.
Sartre fut son ami, Simone de Beauvoir, fut sa compagne et son amie, les « Temps Modernes », dont il est encore le directeur : une trilogie qui a formé et transformé le jeune -homme impétueux en témoin actif et éclairé de son temps. Berlin de l'après guerre, la Corée, la Chine, la guerre d'Algérie, Israël et la « Guerre des six jours », Mai 68 , puis de nouveau la guerre israélo-arabe de 1973. Pourquoi la mort violente par la peine du même nom ? Pourquoi la guerre ? « Pourquoi Israël » ? Enfin « Shoah », cette œuvre magistrale, conçue, mûrie, tournée avec quelles difficultés !... qui fit comprendre au monde entier, par le « non-montré » la réalité de la destruction des Juifs d'Europe.
Alerte, précis, vif, malicieux, son écriture a l'agilité de ces lièvres de Patagonie et d'ailleurs qui surgissaient aux détours des grands chemins de sa vie. De la littérature de haute volée!
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mardi 8 décembre 2009

0 L'échappée Belle - Anna Galvada


Oui, je sais, j'avais dit que Anna Galvada c'était un peu comme du Paolo Coelho, sans commentaire donc, pas la peine.

Mais je me suis plongée dans ce délicieux petit livre parce qu'on me l'a offert, et "On", ce n'est pas n'importe qui, c'est symbolique, puisqu'il s'agit de  ma soeur "La Moyenne".

Une petite fugue à trois pour aller retrouver le quatrième de la fratrie. Deux soeurs et deux frères qui s'offrent une parenthèse pour boucler leurs années de jeunesse et poursuivre vers une vie plus adulte. On laisse en plan celle qui est l'épouse de l'un et les belles soeurs pour les autres, celle qui est "rapportée" qui ne vit pas de la même manière, qui n'a pas les mêmes souvenirs, la même complicité. Qui est un peu jalouse finalement de la solidarité partagée entre ces quatre là.

En une journée d'"échappée belle", ces quatre là vont délayer leurs souvenirs, la nostalgie de leur enfance, décrire ce qu'ils représentent les un pour les autres collectivement mais aussi individuellement, la grand soeur, Lola, qui était pensée, casée, heureuse et dont la vie se fissure, le frère aînée, Simon, mariée à une sorte de pimbêche coincée, Carine, qui finalement l'a bien aidé à se sociabiliser, à sortir de ses bouquins, le petit frère, Vincent, que l'on croit un moment propriétaire d'un chateau perdu en pleine cambrousse, dont il n'est que le guide ; musicien il a su recréer en une compil' l'atmopshère de leur jeunesse partagée. Tout cela nous est conté à travers les yeux de Garance, la deuxième soeur, jeune femme libre et mélancolique qui s'attache à un pauvre chien trouvé sur le bord de la route !

C'est un livre bien sympathique. Est-il autobiographique ? Si oui, l'auteure est une petite veinarde d'avoir su entretenir de tels liens avec ses frères et soeur. On sent que malgré la distance, la séparation, leur vie personnelle, ils sont tous présents les uns aux autres.

samedi 21 novembre 2009

0 L'ombre du mur ouvrage collectif


Je suis en pleine lecture.
C'est passionnant.
J'aimerais tout apprendre par coeur !
A bientôt.

lundi 26 octobre 2009

0 Le vin de la solitude - Irène Némirovsky

En ce moment je lis ce livre. Voici un résumé.
Irène Némirovsky a une écriture qui captive le lecteur. Cet ouvrave me plait beaucoup, en voici un peti trésumé. Ma critique personnelle bientôt.

Largement autobiographique, Le Vin de solitude (1935) retrace le destin d’une famille russe réfugiée à Paris. Le déracinement, l’isolement, mais aussi la farouche volonté de s’affranchir de tous les carcans sont au coeur de ce huis clos familial oppressant. Irène Némirovsky brosse le portrait sans concession d’une jeune fille qui tente d’échapper à l’emprise de sa mère, une grande bourgeoise mariée à un « Juif obscur », pour laquelle elle n’éprouve que de la haine. Récit d’une douloureuse libération, ce roman subversif confirme, s’il en était besoin, le talent d’un des plus grands écrivains du xxe siècle.

Mon avis à moi :

Et bien figurez-vous que j'ai fini par confondre les deux livres que je venais de lire, celui-ci donc : Le vin de solitude, avec Ritournelle de la faim ! Si bien que pour en parler ce n'est pas évident.

Des ressemblances. Deux jeunes héroïnes et une vie cahotique. La première guerre mondiale pour l'une, la révolution russe pour l'autre. Le déclin de la famille, les dettes, les incompréhensions, les tromperies, les trahisons, les rencontres.

Hélène a Huit ans au début du roman et 21 ans à la fin lorsqu'elle se libère du carcan familial dont elle est restée volontairement prisonnière.
Père souvent absent, ne pensant qu'a "faire du fric", parlant de millions, de jeux, de millions. Pas vilain bonhomme, Karol de son nom de famille qui ruiné par le jeu s'en va faire des affaires au moyen-orient si je ne m'abuse.
Mère superficielle, vivant de l'argent de son mari et s'offrant de jeunes gigolos pour assouvir sa libido.
Mais les parents s'entendent, le père ferme les yeux sur les frasques de son épouse et mène sa vie en homme célibataire.
Au milieu d'eux, Hélène est très seule. C'est avec une gouvernante qu'elle trouvera un peu d'affection et compréhension et lorsque celle-ci décédera en ayant perdu la boule, Hélène sera confrontée à sa solitude, et à la déchéance de son père qu'elle soutiendra.
Si dans Ritournelle de la faim, il y a en arrière plan, la grave musique de la première guerre mondiale. Dans "Le vin de la solitude", c'est la révolution russe qui est là en sourdine et qui ballade notre héroïne de Russie, vers Paris, et ailleurs en Russie en Finlande ou en France.

D'autres avis , là aussi, encore là

A lire.

mardi 6 octobre 2009

0 Ritournelle de la faim - Jean-Marie-Gustave Le Clézio

S uperbe roman qui se déroule un peu avant la deuxième guerre mondiale et se termine après la libération.
Ethel  a onze ans, fille unique de parents d'origine Mauricienne. Leurs disputes bruyantes et fréquentes la laissent perplexe, il y a (eu) une autre femme dans la vie de son père qui est venue gachée les relations entre ses parents. Ceux ci ont une vie mondaine qui intrigue la fillette, relations douteuses qui les mènera à la ruine.
Elle trouve une oreille attententive et une complicité certaine avec son vieil oncle Soliman qui lui fait découvrir son domaine, sa maison "mauve" pavillon de l'exposition coloniale, qu'il s'est offert. Il fait d'elle sa légataire. Flouée par son père, elle perdra tout. Cela ne l'empêchera pas de soutenir ses parents durant cette période difficile qui ruinés, ayant tout perdu après avoir vécu la vie de bourgeois parisiens, réceptions, conversations de salon seront contraints de se réfugier dans le sud de la France pendant la guerre qui est là en sourdine dans cette histoire. Ethel accompagnera son père très diminué et sa mère dans le périple de leur exil. Réfugiés sera le terme figurant sur le laisser passer qu'elle obtiendra.
Deux autre personnes gravitent autour d'Ethel. Xénia, une amie d'enfance jeune aristocrate russe mais vivant dans la misère. Nous verrons ce que la vie lui aura réservé et comment il peut y avoir des revirements . Et Laurent, jeune homme anglais, relation de la famille, parti à la guerre et qu'Ethel retrouvera à son retour.
Et puis Paris et ses quartiers qui nous enchantent.
Un autre avis et , va les regarder c'est mieux décrit qu'ici.
J'ai beaucoup aimé ce Le Clézio là, plus facile à lire que certains autres que j'avais un peu galérer à lire, je pense là à "La quarantaine" entre autres dont j'ai d'ailleurs peu de souvenirs et que je relierais la lumière de celui-ci.
A lire.

mardi 22 septembre 2009

0 Info


Hello ! je suis en pleine lecture de mon gros pavé ! donc pas de "critique" tant que je n'ai pas terminé "Dans la marche du temps" de Daniel Rondeau.

Je tiens à le terminer. Je viendrais poster quelques extraits que je trouve assez intéressants, du moins pour moi.

En deux mots, pour un livre de plus de mille page, il s'agit de la rencontre d'un père et d'un fils qui ne se sont jamais connus, le fils croyant son père biologique mort. D. Rondeau évoque ainsi plusieurs générations et fournis moultes détails. Actuellement je "suis" les aléas de la vie de Pierre, le père, jeune homme volontaire à 15 ans pour la guerre 14-18 usurpant l'identité d'un autre pour se faire engager. On le suit dans les tranchées combattre avec et auprès de ses camarades. D. Rondeau nous fait vivre de l'intérieur des "boyaux" qui s'écroulent les horreurs de cette guerre, l'inconfort de ces jeunes biffins. C'est très difficile de s'imaginer à quel point ils ont du braver non seulement l'ennemi, mais les aléas aussi bête que les conditions météo, l'hiver le froit glacial, la boue, les obus qui les fôlent, le paquatage sur le dos, les armes, les camarades qui tombent, qu'il ne faut pas laisser.....

Mais pour le moment, c'est pause lecture, boulot et le reste bien sûr.

Je viendrai poster des com' sur les livres que j'ai lu il y a quelques temps et que j'ai encore en tête car parfois livre refermé, mots envolés !

mardi 8 septembre 2009

0 Aucune excuse

oui oui, je sais je n'avance pas vite, en même temps je fais plein de trucs...
ah la la on n'a pas assez de temps.....

Bon, je te promets de lire Jean d'Ormesson
J'adore cet homme et la façon dont ses yeux pétillent à son âge !!!!

Il est 18 h. 50, ça fait 12 h. que je suis levée, j'ai l'impression d'avoir rien fait ! et pourtant....

Bon alors pas ce que je veux !

C'était un hors sujet gratuitt !

jeudi 3 septembre 2009

0 En ce moment je lis :


"Dans la marche du temps" de Daniel Rondeau 
Je ne connaissais pas D. R. et en allant voir sur kiwidépia, je constate que son visage de m'est pas inconnu.
Et je suis ravie de mettre une tête sur l'auteur de ce livre qui me semble être plus ou moins autobiographique, et s'offre plus de mille cent cinquante pages.
Donc, pas d'inquiétude si je ne reviens pas très rapidement poster ici, car je veux terminer cet ouvrage qui parle entre autre de filiation, de génération, et qui me plait beaucoup, l'écriture, le style, le thème, pour les quelques cent premières pages que j'ai lues avec délectation.
Mais si entre temps je fais une petite pause pour un plus petit livre "récré" je viendrais le dire.
Bonne journée, bonne semaine, bon tout.

lundi 31 août 2009

2 Le Sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric Emmanuel Schmitt


Du pipeau, je dis du pipeau.
EMS perd sa plume on dirait du Coelho en pire !

Alors je vais vous dire un peu : Jun, un jeune asiatique, japonais est comment le dire : inexistant ?. Il n'existe qu'en deux dimension, comme sur une image, un recto, un verso, pas de relief ! au temps de la H.D. faut le faire quand même !

Heureusement pour lui, il rencontre Shomitsu, Maître Sumo, qui voit en lui un gros :

"Je vois un gros en toi"

Grâce à cette rencontre, Jun va enfin pouvoir exister. Il fera "le chemin de la découverte de soi" (je me marre en écrivant ça !) par une pratique que l'on pourrait qualifier d'un mot horrible, le comportementalisme, autrement dit la méthode Coué de nos grands mères.

Si si mon gars, t'es tout vide, tout maig', mais persuade de toi que tu es gros, je vois en toi un gros et même en restant maig' avec tes musc's tu battra tous les sumos plus gros que toi ! car tu seras le plus fort...

Mais voilà-t-y pas qu'il tombe amoureux de la fille du maître, qui le laisse indifférent, tellement qu'il est pas assez gros, mais lui il lui dit ah ah, devine : "je veux sortir avec toi !

Alors là la nana lui dit, moi, je veux un mec que j'aime et que j'épousaillerai, pas juste une passade pour la rigolade, je veux un tit n'enfant très vite !

Alors là le Jun, il retourne se mettre en tailleur pour se mettre bien dans la situation, et tout lui devient clair, évident, il SAIT ce qu'il FAUT, ce qu'il DOIT lui dire :

"Je vois en toi une grosse" !

trop fort EMS...

trop fort...... quel gâchis de talent ! car il en a écrit des biens quand même qui ne se foutaient pas de la gueule du monde....

dimanche 23 août 2009

0 Les Sirènes de Bagdad - Yasmina Khadra

Trois Khadra dans la foulée, c'est trop, on s'en lasse un peu.

Je n'ai pas terminé "Les sirènes de Bagdad".

Après avoir lu cette trilogie : Les Hirondelles de Kaboul, L'Attentat, Les Sirènes de Bagdad, j'arrive à mieux saisir les infos qui tournent parfois en boucle et que l'on ne regarde que d'un oeil distrait.

C'est sans doute le seul avantage que j'aurais tiré de ces lectures. C'est bien, c'est déjà ça !

samedi 22 août 2009

0 L'attentat - Yasmina Khadra

Comment peut-on vivre auprès de quelqu'un, l'aimer, et l'être en retour pendant des années sans vraiment le ou la connaître, est un des points qui peut être relevé dans ce livre.

Pour l'attentat, évidemment, qu'est-ce-qui pousse les uns ou les autres à offrir leur vie pour en détruire d'autres ?

Khadra se place en observateur, sans tirer de conclusion personnelle. Il ne donne pas son point de vue.

Littérature qui fut primée. Je reste réservée !

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