samedi 21 novembre 2009
lundi 26 octobre 2009
Le vin de la solitude - Irène Némirovsky
Largement autobiographique, Le Vin de solitude (1935) retrace le destin d’une famille russe réfugiée à Paris. Le déracinement, l’isolement, mais aussi la farouche volonté de s’affranchir de tous les carcans sont au coeur de ce huis clos familial oppressant. Irène Némirovsky brosse le portrait sans concession d’une jeune fille qui tente d’échapper à l’emprise de sa mère, une grande bourgeoise mariée à un « Juif obscur », pour laquelle elle n’éprouve que de la haine. Récit d’une douloureuse libération, ce roman subversif confirme, s’il en était besoin, le talent d’un des plus grands écrivains du xxe siècle.Mon avis à moi :
Et bien figurez-vous que j'ai fini par confondre les deux livres que je venais de lire, celui-ci donc : Le vin de solitude, avec Ritournelle de la faim ! Si bien que pour en parler ce n'est pas évident.
Des ressemblances. Deux jeunes héroïnes et une vie cahotique. La première guerre mondiale pour l'une, la révolution russe pour l'autre. Le déclin de la famille, les dettes, les incompréhensions, les tromperies, les trahisons, les rencontres.
Hélène a Huit ans au début du roman et 21 ans à la fin lorsqu'elle se libère du carcan familial dont elle est restée volontairement prisonnière.
Père souvent absent, ne pensant qu'a "faire du fric", parlant de millions, de jeux, de millions. Pas vilain bonhomme, Karol de son nom de famille qui ruiné par le jeu s'en va faire des affaires au moyen-orient si je ne m'abuse.
Mère superficielle, vivant de l'argent de son mari et s'offrant de jeunes gigolos pour assouvir sa libido.
Mais les parents s'entendent, le père ferme les yeux sur les frasques de son épouse et mène sa vie en homme célibataire.
Au milieu d'eux, Hélène est très seule. C'est avec une gouvernante qu'elle trouvera un peu d'affection et compréhension et lorsque celle-ci décédera en ayant perdu la boule, Hélène sera confrontée à sa solitude, et à la déchéance de son père qu'elle soutiendra.
Si dans Ritournelle de la faim, il y a en arrière plan, la grave musique de la première guerre mondiale. Dans "Le vin de la solitude", c'est la révolution russe qui est là en sourdine et qui ballade notre héroïne de Russie, vers Paris, et ailleurs en Russie en Finlande ou en France.
D'autres avis là, là aussi, encore là
A lire.
mardi 6 octobre 2009
Ritournelle de la faim - Jean-Marie-Gustave Le Clézio
Ethel a onze ans, fille unique de parents d'origine Mauricienne. Leurs disputes bruyantes et fréquentes la laissent perplexe, il y a (eu) une autre femme dans la vie de son père qui est venue gachée les relations entre ses parents. Ceux ci ont une vie mondaine qui intrigue la fillette, relations douteuses qui les mènera à la ruine.mardi 22 septembre 2009
Info
En deux mots, pour un livre de plus de mille page, il s'agit de la rencontre d'un père et d'un fils qui ne se sont jamais connus, le fils croyant son père biologique mort. D. Rondeau évoque ainsi plusieurs générations et fournis moultes détails. Actuellement je "suis" les aléas de la vie de Pierre, le père, jeune homme volontaire à 15 ans pour la guerre 14-18 usurpant l'identité d'un autre pour se faire engager. On le suit dans les tranchées combattre avec et auprès de ses camarades. D. Rondeau nous fait vivre de l'intérieur des "boyaux" qui s'écroulent les horreurs de cette guerre, l'inconfort de ces jeunes biffins. C'est très difficile de s'imaginer à quel point ils ont du braver non seulement l'ennemi, mais les aléas aussi bête que les conditions météo, l'hiver le froit glacial, la boue, les obus qui les fôlent, le paquatage sur le dos, les armes, les camarades qui tombent, qu'il ne faut pas laisser.....
mardi 8 septembre 2009
Aucune excuse
Bon, je te promets de lire Jean d'Ormesson
J'adore cet homme et la façon dont ses yeux pétillent à son âge !!!!
Il est 18 h. 50, ça fait 12 h. que je suis levée, j'ai l'impression d'avoir rien fait ! et pourtant....
Bon alors pas ce que je veux !
C'était un hors sujet gratuitt !
jeudi 3 septembre 2009
En ce moment je lis :
lundi 31 août 2009
Le Sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric Emmanuel Schmitt

Du pipeau, je dis du pipeau.
EMS perd sa plume on dirait du Coelho en pire !
Alors je vais vous dire un peu : Jun, un jeune asiatique, japonais est comment le dire : inexistant ?. Il n'existe qu'en deux dimension, comme sur une image, un recto, un verso, pas de relief ! au temps de la H.D. faut le faire quand même !
Heureusement pour lui, il rencontre Shomitsu, Maître Sumo, qui voit en lui un gros :
"Je vois un gros en toi"
Grâce à cette rencontre, Jun va enfin pouvoir exister. Il fera "le chemin de la découverte de soi" (je me marre en écrivant ça !) par une pratique que l'on pourrait qualifier d'un mot horrible, le comportementalisme, autrement dit la méthode Coué de nos grands mères.
Si si mon gars, t'es tout vide, tout maig', mais persuade de toi que tu es gros, je vois en toi un gros et même en restant maig' avec tes musc's tu battra tous les sumos plus gros que toi ! car tu seras le plus fort...
Mais voilà-t-y pas qu'il tombe amoureux de la fille du maître, qui le laisse indifférent, tellement qu'il est pas assez gros, mais lui il lui dit ah ah, devine : "je veux sortir avec toi !
Alors là la nana lui dit, moi, je veux un mec que j'aime et que j'épousaillerai, pas juste une passade pour la rigolade, je veux un tit n'enfant très vite !
Alors là le Jun, il retourne se mettre en tailleur pour se mettre bien dans la situation, et tout lui devient clair, évident, il SAIT ce qu'il FAUT, ce qu'il DOIT lui dire :
"Je vois en toi une grosse" !
trop fort EMS...
trop fort...... quel gâchis de talent ! car il en a écrit des biens quand même qui ne se foutaient pas de la gueule du monde....
dimanche 23 août 2009
Les Sirènes de Bagdad - Yasmina Khadra
Trois Khadra dans la foulée, c'est trop, on s'en lasse un peu.Je n'ai pas terminé "Les sirènes de Bagdad".
Après avoir lu cette trilogie : Les Hirondelles de Kaboul, L'Attentat, Les Sirènes de Bagdad, j'arrive à mieux saisir les infos qui tournent parfois en boucle et que l'on ne regarde que d'un oeil distrait.
C'est sans doute le seul avantage que j'aurais tiré de ces lectures. C'est bien, c'est déjà ça !
samedi 22 août 2009
L'attentat - Yasmina Khadra

Pour l'attentat, évidemment, qu'est-ce-qui pousse les uns ou les autres à offrir leur vie pour en détruire d'autres ?
Khadra se place en observateur, sans tirer de conclusion personnelle. Il ne donne pas son point de vue.
Littérature qui fut primée. Je reste réservée !
vendredi 31 juillet 2009
Les Hirondelles de Kaboul - Yasmina Khadra
Les hirondelles de Kaboul(A revoir... brouillon)
La vie de deux couples habitant la ville pendant le règne des Talibans.
Atiq et Mussarat: Atiq est un Moudjadihin, gardien de prison. Son épouse Mussarat, femme très malade l'a sauvé de la mort lors de l'invasion russe.
Moshen et Zufaira : deux universitaires, d'un milieu aisé, qui ont tout perdu quand les talibans ont pris le pouvoir.
Le roman raconte leur désespoir, la perte de leurs illusions, la difficulté pour les femmes de vivre dans des conditions où on ne leur reconnaît aucun droit. Il aborde les thèmes de la répudiation des épouses, du pouvoir absolu du régime, de la religion, de la lapidation.
Il fait prendre conscience de l'horreur du quotidien à Kaboul sous le règne des Talibans. Les gens meurent de faim, les rues sont remplies de mendiants et d'orphelins, tout plaisir est proscrit, même celui de rire, la femme n'est rien en dehors de la maison. Néantisée derrière sa burka.
A suivre....
Le dernier jour d'un condamné - Victor Hugo
Six semaines, cela fait six semaines qu'Il est dans sa cellule, attendre, ne rien espérer sinon que
le temps s'arrête où qu'il passe plus vite pour que cela n'arrive pas ou que tout soit déjà terminé.Depuis tout ce temps il ne peut se libérer de cette pensée après le verdict fatal :
'Condamné à mort !... Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée. Toujours seul avec elle... Toujours glacé par sa présence... Elle m'obsède éveillé, épie mon sommeil... Et reparaît dans mes rêves... Je viens de m'éveiller en sursaut en me disant 'ce n'est pas en rêve'... Eh bien avant même d'avoir entrouvert les yeux pour vérifier que ce n'en était pas un, je l'ai entendue : condamné à mort !'
Condamnés à mourir tous les hommes le sont. Mais lui connait a peu près le jour et l'heure, ce qui est une souffrance encore plus grande. Qu'annoncent chaque pas entendu derrière la porte, chaque tour de clé, chaque visite ?
Victor Hugo nous fait pénétrer dans les pensées obsédantes de cet être condamné à mort. Il ne donne pas les raisons de cette condamnation. Il s'agit d'un crime, le condamné a du sang sur les mains, c'est tout ce que nous savons de la cause de cette condamnation.
Il laisse une femme, une enfant de trois ans qu'il n'a pa revu depuis un an et qui vient ce jour fatidique lui rendre visite. Pour elle, il est un Monsieur, son père est déjà mort, c'est sa mère qui lui a dit. Le voilà désormais sans aucune affection à laquelle se rattacher.
C'est un homme seul, sans contact aucun avec l'extérieur. Uniquement avec un prisonnier qui va prendre sa place et attendre son tour, avec le gardien de cellule, avec le prêtre. On se laisse à penser à un moment qu'il pourrait échanger sa place avec les uns ou les autres, mais non, ce doit être mon fantasme.
Seul le bourreau semble avoir un peu de délicatesse, ne pas lui faire mal en lui enfilant la camisole, en coupant le col de la chemise la seule chose qu'il posséde encore.
Victor Hugo a voulu là, faire un plaidoyer contre la peine de mort. Je ne sais pourquoi, j'ai eu du mal a éprouver une quelconque émotion. Sans doute n'est-ce pas une lecture d'été.
dimanche 5 juillet 2009
Orgueil et préjugé - Par Jane Austen
Je ne connais pas Jane Austen, je n'avais jamais entendu parler de cet auteur avant de venir sur la blogosphère. Honte à moi ? mardi 30 juin 2009
Le rapport de Brodek par Philippe Claudel
"Le rapport de Brodek"
Brodek est un brave homme. De retour des camps de l'horreur, il retrouve femme et fillette dans son village natal. Un homme débarque dans ce village, étrange, bizarre excentrique, bonhomme pourtant. Etranger ? Cette arrivée va bouleverser la vie paisible de ce village, on l'on vit replié sur soi, comme étouffé par des secrets, un secret partagé ?
Qu'est-ce que chacun a à se reprocher pour être si méfiant envers ce personnage, est-ce un ennemi ? Qui est-il, lui qui ne se nomme pas, ne se présente pas.
Qu'est-ce que Brodek, garçon si dévoué et si aimant, si brave, ce terme lui convient bien, garde pour lui comme un secret ?
Un évènement se produit au village. Brodek devra en rendre compte.
Ce faisant, il déroulera la fil de son histoire comme une mosaïque, destin pathétique.
A quoi, à qui servira ce rapport quel en est aussi le destinataire ? quel est son but ? Libérer les consciences ?
Ce livre remarquablement écrit est à lire.
Nous sommes plongés dans l'univers de Kafka, l'ironie de Kundera, et le tragique de Primo Levi.
Un extrait :
"... C'était bien moi l'innocent parmi eux tous ! C'était moi ! Le seul ! Le seul...Le seul.
Oui, j'étais seul.
En me disant ces mots, j'ai compris soudain combien cela sonnait comme un danger, que, être innocent au milieu des coupables, c'était en somme la même chose que d'être coupable au milieu des innocents....
Si tous, s'y trouvaient [à l'auberge] c'était parce qu'ils s'étaient donné rendez-vous. Et de ce rendez-vous j'avais été exclu. Pourquoi ?
Pourquoi donc ?J'ai tremblé de nouveau..."
Il me fait passer au film de Cayatte "Nous sommes tous des assassins" film de 1952, film culte qui doit pouvoir être vu et revu en ciné-club.
Fais toi aussi une idée là
samedi 27 juin 2009
De Père français par Michel del Castillo
"J'ai rendez-vous avec mon assassin. C'est mon père et il s'appelle Michel. [...] Michel n'est pourtant pas son véritable prénom car il s'appelle Gabriel..."Dans toute son oeuvre, Michel Del Castillo ne cesse de règler ses comptes avec ses géniteurs. Parents tous deux monstrueux. Père français, mère espagnole.
Dans "Tanguy" Del Castillo tente de renouer les fils de l'histoire qui le lient à sa mère, qui le hait et qu'il hait en retour, mais dont il ne peut se détacher, femme malade, égoïste, possessive, exigeante, non aimante. Une femme dont il dira qu'elle est indéfendable, monstrueuse
Dans "De père français", il découvre ce père inconnu.
Toute sa vie se déroule dans la tourmente de la guerre. Guerre d'Espagne d'abord avec sa mère qui plus tard sera dénoncée comme étrangère indésirable par ce "père français" et avec laquelle il partagera, enfant une période de captivité qu'il terminera seul puisqu'elle le délaissera elle aussi. Seconde guerre mondiale où il nous révèle les activités de ce père opportuniste à l'hospitalité défaillante.
Il se réfugiera chez un oncle et une tante qui lui apporteront compréhension et réconfort, mais restera à jamais marqué par ce double abandon.
Lisez "Tanguy", lisez "De Père français", vous ne pourrez qu'apprécier l'homme qu'est Michel del Castillo.
lundi 22 juin 2009
Haute Pierre de Patrick Cauvin
Mon avis :Ce livre que j'ai lu il y a quelques années je vous le conseille pour vos lectures d'été. A lire sur la plage, dans le train, sur la terrasse, en sirotant un punch, une mente à l'eau....mais surtout à ne pas laisser en cours de route, il faut absolument le lire jusqu'au bout.
La fin m'a laissé une impression très "impressionnante" pour parler français...
alors n'hésitez pas !
Première édition : Albin Michel, 1985, 290 pages
J'ai trouvé sur le net un résumé avec lequel je suis complètement d'accord, donc sans la permission de l'auteur dont je vous met le lien, je vous le copie/colle.
Après discussions au café du village, Marc commence à réaliser que tous les anciens propriétaires d’Haute-Pierre sont tous morts de mort violente et que chacun a laissé comme message que c’était « la maison qui avait prédi la date exacte de leur mort ». Petit à petit, lorsque l’automne arrive, l’ambiance chaleureuse disparaît du manoir, faisant place à un malaise entre ses habitants, pendant que Marc commence à établir l’arbre généalogique de la maison.
En dire plus serait en dire trop !
« Haute-Pierre » de Patrick Cauvin contient tous les ingrédients d’un bon moment de lecture : beaucoup d’humour, de l’amour, du suspense, de l’insolite, du fantastique, pour se terminer sur un coup de théâtre complètement imprévisible ; lorsque le lecteur découvre le pot aux roses, il quitte ce livre sur un énorme éclat de rire malgré l’intensité des émotions qui grandissent au fil de l’intrigue.
La construction du roman, comme l’histoire, sont étranges. Non seulement elle est faite de flash-backs qui déroutent souvent, mais de plus chaque séquence est précédée d’une histoire des maisons hantées et d’un écrit personnel de l’un des protagonistes.
J’ignore si je dois classer ce livre dans la rubrique « humour », « fantastique », « thriller » tant il est insolite. Le roman semble totalement confus mais une fois entré dans l’histoire et avoir saisi le procédé, il est impossible à quitter.





